Le VCA (Veiligheid, Gezondheid en Milieu Checklist Aannemers) est un référentiel de certification qui permet aux donneurs d'ordre de vérifier comment un entrepreneur organise la sécurité, la santé et l'environnement. C'est une exigence contractuelle des clients, pas une loi.
Les lettres, et qui gère le référentiel
La loi, c'est l'Arbowet aux Pays-Bas et la Welzijnswet plus le Codex en Belgique. Le VCA est l'instrument que les clients utilisent pour vérifier si vous les respectez. Aux Pays-Bas, le référentiel est géré par la SSVV. En Belgique, c'est BeSaCC-VCA vzw, avec une gestion exécutive assurée par la vzw Contractor Safety Management.
Une confusion mérite d'être levée immédiatement : BeSaCC n'est pas un synonyme de VCA. C'est un système belge distinct et plus léger, destiné aux risques limités. Un client qui demande le VCA ne demande pas BeSaCC, et l'inverse est tout aussi vrai.
Trois diplômes personnels, tous à dix ans
Le B-VCA (Basisveiligheid) s'adresse au personnel opérationnel. Le VOL-VCA s'adresse aux responsables opérationnels. Le VIL-VCU s'adresse aux intercedenten et aux responsables des agences d'intérim. Les trois sont valables dix ans. Passé ce délai, un réexamen complet est exigé, pas un cours de recyclage.
La certification d'entreprise, et la version qui a changé en 2026
Les niveaux d'entreprise sont VCA*, VCA**, VCA Petrochemie (VCA-P) et VCU pour les entreprises de travail intérimaire. Depuis le 1er juillet 2026, la certification d'entreprise se fait selon le VCA 2026/6.1, qui a remplacé le 2017/6.0. Les diplômes personnels ne sont pas affectés par ce changement. Une grande partie des informations qui circulent encore en ligne décrit la version précédente, il vaut donc la peine de vérifier selon quelle version du référentiel un fournisseur ou un formateur travaille réellement.
Le diplôme est une question, l'instruction en est une autre
Le chapitre 3 de la checklist, « Opleiding, voorlichting en instructie », contient des questions obligatoires distinctes. Les questions 3.2 et 3.3 portent sur un B-VCA valide pour le personnel opérationnel et un VOL-VCA valide pour les responsables opérationnels. Les questions 3.5 et 3.6 portent sur tout autre chose : un programme d'entreprise d'information et d'instruction VGM comprenant un onthaal pour le personnel nouveau et réaffecté, et une instruction sur les règles et procédures internes du site du client, donnée avant le début des travaux sur ce site, démontrable, avec listes de présence.
Prenez une équipe de maintenance belge qui arrive un lundi sur un site chimique. Chaque technicien détient un B-VCA valide et le responsable détient un VOL-VCA. Rien dans le dossier ne montre que cette équipe a reçu les règles de permis, les signaux d'alarme et les zones réglementées de ce site avant de franchir le portail. Les diplômes satisfont aux points 3.2 et 3.3. L'auditeur inscrit malgré tout un écart sur les points 3.5 et 3.6.
Pourquoi cette distinction décide de votre audit
Que le référentiel sépare les diplômes de l'instruction, c'est le référentiel lui-même qui dit qu'un diplôme ne suffit pas. Le travail que représente la détention d'un certificat consiste donc surtout à prouver que l'instruction propre au site a bien eu lieu, par personne, par site, avant le début du chantier. Notre guide sur la formation sécurité VCA sur plusieurs sites explique comment organiser cela quand les équipes se déplacent chaque semaine.
Apportez les règles de site client que vous peinez à diffuser à une démo, et nous en construirons le premier module.