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Intervention d'urgence multisite : BHV, premiers secours et évacuation

Mis à jour

En bref

Chaque site doit informer tous les travailleurs et disposer d'intervenants formés. Chacun connaît l'alarme, l'évacuation et les contacts, en Belgique dès le premier jour. Les secouristes et intervenants incendie belges, ou les BHV néerlandais (intervenants de secours en entreprise), suivent une formation reconnue et des recyclages, et sont présents dans chaque équipe.

Dans un parc d'attractions, un secouriste en gilet vert soigne la cheville d'un visiteur avec le matériel d'une trousse de secours, tandis qu'un collègue indique le point de rassemblement à un petit groupe de visiteurs.
Deux actions en parallèle : un intervenant formé auprès de la victime et un collègue qui sait où diriger les autres.

Un visiteur s'effondre dans une file d'attente. Un travailleur se coince la main lors d'un changement de production. De la fumée sort d'un local de recharge de batteries à 02:40. Dans chaque cas, les 60 premières secondes reposent sur la personne qui se trouve le plus près. Les intervenants formés prennent ensuite le relais. La formation aux urgences couvre ces deux aspects : ce que chacun fait pendant cette première minute, et la présence effective d'un intervenant formé sur le site au moment des faits.

Ce que la loi exige sur chaque site

Les deux pays organisent les secours différemment, mais le principe reste le même : des intervenants désignés et formés, et des connaissances de base pour tous.

BelgiquePays-Bas
Premiers secoursSecouristes désignés sur la base de l'analyse des risques ; formation de base et recyclage annuel auprès d'un organisme reconnu (Code du bien-être au travail I.5-9)Inclus dans la BHV : premiers secours jusqu'à l'arrivée des professionnels (Arbowet art. 15)
Incendie et évacuationUn service de lutte contre l'incendie (art. III.3-7) et des procédures écrites d'évacuation et d'exercices dans le plan d'urgence interne (art. III.3-23)Les intervenants BHV limitent et combattent l'incendie, donnent l'alerte et évacuent toutes les personnes du bâtiment (Arbowet art. 15)
Tous les autres travailleursInformés des risques d'incendie, des signaux d'alarme et de l'évacuation au plus tard le premier jour de travail (art. III.3-25)Informés des risques du travail et des mesures de prévention (Arbowet art. 8)
ExercicesExercices d'évacuation au moins une fois par an (art. III.3-26)Aucune fréquence fixe ; définie selon la RI&E et le plan d'urgence
Nombre d'intervenantsDéterminé par l'analyse des risquesDéterminé par la RI&E : les effectifs, la formation et l'équipement doivent être suffisants et adaptés

Aucune des deux lois ne prévoit de ratio du type « un secouriste pour cinquante travailleurs ». Le nombre découle de votre propre analyse des risques. La réponse diffère donc entre un entrepôt qui fonctionne en trois équipes et un bureau qui n'en compte qu'une.

Les 60 premières secondes concernent tout le monde

Les intervenants désignés ne peuvent pas être partout. La première personne sur les lieux d'un incident est généralement celle qui y travaille : l'opérateur de la ligne voisine, le caissier, l'agent d'attraction, l'intérimaire dans sa première semaine. Cette première minute comporte quatre étapes, qui s'apprennent dans une courte leçon sans nécessiter une formation complète.

Les 60 premières secondes, pour toute personne sur le site

  • Reconnaître : il s'agit d'une urgence, pas d'un simple désagrément. Connaître le signal d'alarme et sa signification.
  • Réagir : arrêter la machine ou l'attraction si cela peut se faire sans danger ; ne pas déplacer une personne blessée.
  • Sécuriser : éloigner les autres du danger et dégager l'accès à la victime.
  • Alerter : appeler l'intervenant du site et le numéro d'urgence, préciser où l'on se trouve et rester jusqu'à la relève.

Les détails varient d'un site à l'autre : le point de rassemblement, le numéro à appeler, l'emplacement du défibrillateur, la porte à emprunter si le quai de chargement est bloqué. Ces connaissances propres au site font partie des informations à transmettre lors de l'accueil de chaque travailleur, dès son premier jour sur place, intérimaires et saisonniers compris.

Des intervenants dans chaque équipe, sur chaque site

La loi exige suffisamment d'intervenants lorsque des personnes travaillent, quelle que soit l'équipe en service. Un site dont le seul secouriste travaille de jour n'est pas couvert de 22:00 à 06:00. Un réseau de douze sites disposant d'une équipe BHV centrale doit vérifier la présence d'intervenants séparément sur chacun de ses douze sites.

Un plan simple du site avec l'entrée, le hall de production, l'entrepôt et le point de rassemblement ; les fonctions de secouriste et d'intervenant incendie y sont indiquées pour les équipes du matin, du soir et de nuit, avec une case vide pour la nuit.
La présence des intervenants se vérifie dans le planning : le plan montre immédiatement quelle équipe n'a pas d'intervenant formé.

Vérifier la présence des intervenants, site par site

  • Recenser toutes les équipes du site, y compris les week-ends et les pics saisonniers.
  • Pour chaque équipe, nommer les secouristes et intervenants incendie effectivement prévus au planning, pas simplement ceux qui font partie du personnel.
  • Vérifier la date de recyclage de chaque intervenant et prévoir le suivant avant l'échéance.
  • Tenir compte des congés et des maladies : avec deux personnes formées par équipe, une journée de maladie reste couverte ; avec une seule, ce n'est plus le cas.
  • Mettre à jour les informations d'accueil du site dès qu'un intervenant, un numéro ou le point de rassemblement change.

Les exercices révèlent ce qu'un cours ne peut pas montrer

Un exercice confronte tout ce qui précède au terrain : chacun est-il à son poste, l'alarme s'entend-elle au fond de l'entrepôt, l'équipe de nuit connaît-elle le second itinéraire ? La loi belge impose des exercices d'évacuation au moins une fois par an. Faites participer les différentes équipes à tour de rôle, pas toujours celle de jour, et consignez ce qui n'a pas fonctionné. Le débriefing nourrit la prochaine session d'instruction : un itinéraire bloqué, une alarme mal comprise ou un intervenant absent devient un sujet pour toutes les équipes du site, pas seulement celle qui a participé à l'exercice. Pour étendre cette démarche à plusieurs sites, consultez notre guide sur le recyclage après un incident.

Sites saisonniers et périodes de pointe

Les parcs d'attractions, les entrepôts en période de pointe et les sites événementiels rencontrent une deuxième difficulté : les effectifs changent plus vite que le planning des intervenants. Des centaines de saisonniers arrivent en quelques semaines, souvent pour un premier emploi. Chacun doit recevoir les informations d'accueil propres à sa zone avant l'ouverture, et le planning des intervenants doit être reconstruit autour des équipes de la saison. L'approche par groupe présentée dans notre guide sur l'accueil des saisonniers couvre l'arrivée des travailleurs elle-même.

Comment Aristotl s'en charge

Aristotl transforme votre plan d'urgence et les informations du site, l'alarme, les itinéraires, le point de rassemblement et l'identité des intervenants, en un cours de 3 à 5 minutes par site. Chaque travailleur le suit sur son propre téléphone, dans sa langue, avant ou dès son premier jour. Votre équipe le relit avant sa publication. Le cours est attribué par site ou par équipe, pour que chacun apprenne les itinéraires de son site. Les saisonniers et les intérimaires le rejoignent par un lien ou un QR code, sans adresse e-mail d'entreprise. Un contrôle des connaissances montre si les informations ont été comprises.

Les certificats de premiers secours et de BHV sont regroupés dans une vue d'ensemble avec leurs dates d'expiration : les échéances de recyclage sont visibles avant d'être dépassées. Un exercice ou une vérification de la présence des intervenants peut prendre la forme d'une checklist avec une étape de signature. Le journal quotidien de la checklist peut être exporté en CSV ou en PDF.

Ce qu'Aristotl ne remplace pas : les formations certifiées de premiers secours et de BHV elles-mêmes, dispensées par un organisme reconnu, et les exercices sur site.

Prenez votre site le plus actif et l'équipe qui y travaille aux heures les plus calmes, souvent celle de nuit ou du week-end. Vérifiez qui, dans cette équipe, est aujourd'hui un intervenant formé, et quand son prochain recyclage doit avoir lieu.

Sources

  1. Code du bien-être au travail, livre I, titre 5 : premiers secours (SPF Emploi)
  2. Code du bien-être au travail, livre III, titre 3 : prévention de l'incendie sur les lieux de travail (SPF Emploi)
  3. Arbowet (loi néerlandaise sur les conditions de travail), articles 3 et 15 (secours en entreprise)

Questions fréquentes

Chaque année. L'art. I.5-9 du Code du bien-être au travail impose aux secouristes une formation de base et un recyclage annuel auprès d'un organisme figurant sur la liste officielle. L'employeur ne peut passer à un recyclage tous les deux ans qu'après avis du médecin du travail et du comité pour la prévention et la protection au travail.

L'Arbowet (loi néerlandaise sur les conditions de travail) ne fixe aucun ratio. Son article 15 exige un nombre suffisant d'intervenants BHV, avec une formation et un équipement adaptés, sur la base de la RI&E (inventaire et évaluation des risques). En pratique, suffisamment de personnes formées doivent être présentes à tout moment où le site fonctionne, y compris la nuit et le week-end.

En Belgique, oui : le livre III, titre 3 du Code du bien-être au travail impose une formation comprenant des exercices d'évacuation au moins une fois par an. La loi néerlandaise ne fixe aucune fréquence ; la plupart des sites retiennent un exercice annuel sur la base de leur propre RI&E et de leur plan d'urgence.

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